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La République En Marche obtient la majorité absolue à l’Assemblée. 341 sièges sur 577… Macron aura donc bouleversé le champ politique, et s’apprête à mettre en oeuvre son programme.Un chambardement en perspective ?

Nul ne le sait ! Mais ce qui est certain, c’est que l’image de la France change, sur la scène nationale, diplomatique, et économique. En un mois, nous semblons nous être transformés. D’un territoire occupé de râleurs invétérés en mode baguette de pain et fromage, nous sommes devenus en un claquement de doigts “The place to be” en Europe. Et ce d’autant plus que Londres sombre dans le Brexit.

Les startupers sont sur les startings blocks, les investisseurs regardent dans notre direction, l’économie reprend… Bref, tous les voyants sont au vert, et les législatives confirment le choix des français de se montrer sous leur meilleur jour.

Et ce ne sera pas sans conséquence puisque nous serons sans doute le prochain organisateur des Jeux olympiques et paralympiques d’été, entre autres.

Alors, si le mouvement sportif se saisit de cette double opportunité, deviendrons-nous le pays champion de l’innovation sportive et comment ?

Mes réponses en trois points :

1 – Transformer, c’est écouter !

Nous disposons aujourd’hui de moyens qui nous permettent de mieux connaître “les clients”, de comprendre leurs besoins, leurs attentes pour proposer des solutions adaptées, à la carte même. Ces moyens s’appellent CRM (customers relationship management), réseaux sociaux, méthodes agiles, bêta-tests… Ils nous permettent de capter des données, de les analyser, pour penser des solutions différentes, parfois en rupture.

Un décideur ne dépend plus uniquement de quelques rapporteurs pour accéder à l’information “terrain”, les fédérations ou associations sportives en l’occurrence. Il peut obtenir des informations plus directes, plus organisées, et les confronter avec d’autres sources.

Un seul objectif : inviter les français à pratiquer le sport. Sous toutes ses formes. Sous toutes ses coutures. En loisir ou en compétition. Sur des circuits officiels ou alternatifs. Seuls ou en groupes. En autonomie ou encadré. Il en faut pour chacun. Et le gouvernement l’a rappelé. L’Etat doit accompagner le changement. Il doit rendre les choses possibles.

Mon point deux précise.

2 – L’innovation oui mais ouverte !

Je ne vous apprendrais plus rien, les startups sont les nouveaux acteurs de l’innovation. Elles proposent, on dispose !

Elles naissent souvent ainsi. Des fondateurs identifient un besoin. Ils construisent une petite équipe pour essayer d’apporter une solution. On commence dans la débrouille. On teste le marché. On tente de résister à la concurrence. Et si on réunit tous ces paramètres on trouve investisseurs et on cartonne.

C’est un système agile. On fait, on défait, on ajuste. A moindre coût. Et surtout, quand on se lance, c’est que l’on a une idée. Une vraie. Une idée qui vous tracasse nuit et jour jusqu’à la mettre en oeuvre. Une idée qui pourrait changer le monde. Ou au moins un petit bout de monde.

Et la fin en vaut les moyens alors il faut les aider à vivre ces jeunes pousses. Accompagner leur croissance. Financer leurs débuts. On le fait très bien! On peut faire mieux encore ! Et surtout, on peut leur faire confiance !

Pourquoi l’Etat ne deviendrait-il pas garant des startups en phase d’amorçage, un peu sur le modèle des prêts étudiants ? De l’accès au logement pour les jeunes…

Et les acteurs en mission pour l’Etat, je pense dans notre cas aux fédérations sportives. Ne devraient-elles pas être incitées à user et abuser des services offerts, parfois gratuitement, pas des startups en quête de légitimité ?

3 – Transformation numérique rime avec data… mais aussi et surtout service.

A force de lire et d’entendre que la data est l’or noir du XXIème siècle, les acteurs sportifs gardent précieusement cachés un tas de jeux de données. Open it! devrait-être le mot d’ordre.

Quand on est limité en budget d’investissement, on n’a pas les moyens de se payer des logiciels high tech pour exploiter ces gisements de données. Mais on peut les ouvrir et laisser à d’autres le soins d’imaginer de nouveaux services, qui eux mêmes généreront de nouveaux usages et seront alors sources de revenus.

Car c’est là le nerf de la guerre. Ce qui est révolutionnaire dans le digital, ce n’est pas la nouvelle application proposée sur le marché, mais bien les nouveaux usages qu’elle génère, dans la vie réelle.

Alors, le mouvement sportif doit réfléchir en dehors des clous. Ne pas utiliser le budget transition numérique pour créer une nouvelle application institutionnelle. Mais penser plus large et envisager des changements structurels, qui seraient rendus possibles grâce aux nouveaux services.

Et les nouveaux entrants l’ont bien compris : MMA, courses d’endurance, Spartan races, Iron Man, Crossfit, gym suédoise…

Prenons le cap du changement et devenons “the place to do !”

Non catégorisé
Author: Ghita Zniber

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