Les caractéristiques (qualités) d’un entrepreneur à succès

Les 12 secrets d’un entrepreneur à succès

Devenir un entrepreneur à succès, en développant sa start-up pour la transformer un jour en licorne, constitue probablement le rêve de nombreux chefs d’entreprise. Mais une success-story spectaculaire, à la une des médias, ne doit pas cacher aussi de nombreux échecs. Quelles sont donc les recettes qui transforment un individu en business man ? Sa personnalité ? La chance ? Son idée ? Son intelligence ? Découvrez les 12 secrets de tout entrepreneur à succès.

Quelles sont donc les recettes qui transforment un individu en business man ? Sa personnalité ? La chance ? Son idée ? Son intelligence ? Découvrez les 12 secrets de tout entrepreneur à succès.

Construire des fondations solides

Créer sa start-up, débuter son activité professionnelle, ouvrir son entreprise imposent d’avoir dès le départ des fondements solides : tout entrepreneur à succès doit en effet se préparer à une aventure humaine, où les turbulences seront nombreuses. Plus les fondations seront saines, plus l’entreprise pourra perdurer et traverser les difficultés, sans prendre le risque de s’écrouler.

Règle 1 : soyez passionné

Si vous n’avez pas de passion et que vous êtes sain d’esprit, vous arrêterez ! (Steve Jobs)

Le premier secret d’un entrepreneur qui réussit, c’est la passion.
La passion, c’est cet élément déclencheur qui lance dans l’aventure et amène à franchir le pas ; c’est ce qui crée en soi cette excitation un peu folle, dès que le futur patron parle de son idée ou de son concept ; c’est ce qui explique tout le temps que le créateur de start-up va passer sur son projet, et peut-être aussi ses difficultés à s’endormir le soir !
C’est tout ça la passion ! Mais comment savoir si l’on est passionné ?

Un créateur de start-up doit toujours se demander quelle est cette petite étincelle qui allume la flamme : le pourquoi ?
Certains motifs peuvent sembler légitimes, par exemple l’idée de devenir riche en devenant entrepreneur, mais ce n’est pas de la passion : cette seule raison ne suffit pas pour connaître une success-story.

La passion va remplir en réalité deux grandes fonctions.

• La passion, c’est un moteur
Pour avancer, tout individu a besoin d’une motivation qui le fait agir. Ce moteur est d’ailleurs très souvent associé à ses valeurs, ses croyances, ses émotions : il prend aux tripes !
La passion constitue ce carburant qui fera avancer un moteur, en lui redonnant un coup de boost quand la route devient longue, sinueuse ou soudain très pentue et difficile à monter.

• La passion, c’est du plaisir
Les travaux récents sur les neurosciences ont prouvé que le cerveau humain avait besoin de sa dose de plaisir.
À la manière d’une récompense, les endorphines (libérées par un plaisir physique comme le sport), ou la sérotonine et la dopamine (libérées suite à un plaisir psychique) procurent à notre un organisme un effet quasi-addictif ! Éprouver du plaisir dans le travail aide à la fabrication de ces neuromédiateurs dont l’encéphale a besoin pour bien fonctionner.
Indirectement, cela permet aussi d’être moins fatigué et de rester plus créatif.

Règle 2 : soyez créatif

Une idée devient une force quand elle s’empare des masses. (Karl Marx)

Derrière toute licorne, il y a toujours une idée ou un concept forts, qui avec le recul peuvent parfois apparaître comme le coup de génie.
Mais dès qu’il s’agit de business, cette idée doit avoir une particularité : elle doit être une solution à un problème.

Mieux, pour être un entrepreneur à succès, il faut toucher le plus grand monde, pour que l’idée devienne une force : cela signifie que le problème doit être identifiant. En d’autres termes, les clients auxquels vous l’entrepreneur va s’adresser doivent être régulièrement confrontés à ce problème, le vivre, le connaître. Pour une start-up, il est inutile d’aller chercher une réponse à un problème n’existant pas !
Cela ne signifie pas que ce problème est connu de tous, il ne peut s’adresser qu’à une population donnée, pour une activité spécifique : le chef d’entreprise aura alors devant lui un marché de niche.

Mais trouver une solution ne suffit pas à créer un point de départ pour un futur business-plan : il faut que cette idée soit originale, unique, innovante.
C’est à ce stade là qu’il faut être très créatif : plus l’idée est innovante, plus la solution est originale, plus le produit ou le service ont des chance d’être adoptés en convainquant le plus grand nombre.
Une vraie solution créative doit apporter une vraie plus-value.

Il existe de nombreuses recettes pour être créatif mais pour trouver une idée, l’essentiel est d’apprendre à observer le monde qui nous entoure : les gens, les objets, les techniques… Car le premier stade est toujours de déceler un problème, pour réfléchir ensuite à la solution.

Règle 3 : soyez pro-actif

Quand une idée s’est emparée d’un homme, il faut du temps pour qu’il l’use. (Henri de Montherlant)

Avoir une idée est en réalité la chose la plus simple du monde : chaque individu peut en avoir des dizaines par jour, des bonnes ou des mauvaises ! Le plus dur en réalité pour un entrepreneur à succès est de la développer et de l’exécuter, une idée faisant souvent naître de nouveaux problèmes auxquels on n’avait pas pensé à l’origine. Au bout du cheminement, la solution doit être complète et réelle, sans créer d’autres problèmes. C’est d’ailleurs pourquoi le Code de la propriété intellectuel français ne permet pas de protéger une idée, il ne tient compte que du développement de cette idée.

La jurisprudence a d’ailleurs une formule célèbre très signifiante : «Les idées sont libres de parcours. »
Ce mot parcours est essentiel, car il sous-entend clairement qu’une idée doit cheminer avant d’être exploitable.
Pour cela, l’entrepreneur à succès doit brainstormer, explorer, tester, expérimenter, faire demi-tour, adapter… bref, il doit agir.

Dans toute cette démarche, il doit être pro-actif, comme le serait un explorateur ou un inventeur : la réussite (ou pas) d’une idée tient toujours à son exécution. Arrive toujours un moment où un bon entrepreneur doit arrêter de parler, pour se lancer en mettant les mains dans le cambouis. Il devient pro-actif.
La science a défini une méthode expérimentale où le scientifique part d’une observation, émet une hypothèse et la teste : le créateur d’un concept de start-up doit suivre cette même démarche active.

Grandir mais pas trop vite

De la passion, une idée originale, un travail suffisant dessus pour la développer en concept : voilà triptyque essentiel pour sa création de start-up. Peut-être que se trouvent là les graines potentielles pour la transformer en prochaine licorne ? Mais qui dit graine, dit croissance !
Comment faire grandir une société ?

C’est assez simple : en plus du produit, la différence repose sur l’ensemble des facteurs humains qui vont accompagner (ou pas) l’entreprise et son dirigeant.

Règle 4 : soyez bien entouré

Entourez-vous de ceux qui sont meilleurs que vous
et vous irez dans la bonne direction. (Warren Buffet)

Si créer sa start-up en solo est une option pour certains, il faut reconnaître que l’association en duo (ou à plusieurs) apporte souvent de nombreux avantages. Trouver l’associé idéal, c’est se poser la question de la complémentarité.
Un startuper doit donc c

onnaître ses forces et ses faiblesses, tant à son sujet (personnalité, compétences…) qu’à propos de sa société (technologie, marketing, business, finances…)
L’idée est qu’en allant chercher ailleurs des talents, l’addition est gagnante : un plus un ne font plus deux, mais trois.

L’une des plus grandes réus

sites entrepreneuriales de ces dernières est sans conteste Apple : qui peut penser que Steve Jobs et Steve Wozniak auraient eu le même destin séparément ? Personne !
Jobs amenait les idées, Wozniak les solutions techniques.

Dans son autobiographie, ce dernier raconte leurs débuts : le premier, Steve Jobs eut l’idée de vendre un ordinateur sous forme d’un circuit imprimé pré-assemblé, Wozniak était de son côté très sceptique ! Mais passionné par le défi technique, et par l’enthousiasme de son ami, il va réfléchir à une solution, après que tous deux aient vendu leurs affaires personnelles pour réunir des fonds

 : 1750 dollars ! Sur la base d’un processeur MOS Technology, Wozniak écrit alors un interpréteur Basic émulé sur une machine HP, concevant le circuit entier de ce qui sera bientôt l’ordinateur Apple I. Un succès !
Etre bien entouré consiste donc à réunir des talents qui excellent dans leurs compétences et se complètent.
Toute succes-story dans l’entreprise suppose une telle recherche, que ce soit au début, s’il s’agit de trouver un associé, ou ultérieurement, quand il faut recruter une équipe de talents.

Il est important, pour avoir une croissance de start-up harmonieuse, de créer alors une culture d’entreprise, en rapport avec les valeurs des dirigeants : l’idée est de partager avec les collaborateurs, en leur donnant des éléments de fierté et des facteurs de cohésion.

 

Règle 5 de l’entrepreneur à succès: soyez un conteur d’histoire

Tout être humain a un besoin inné d’entendre et de raconter des histoires.(Harvey Cox)

Depuis la nuit des temps, l’homme a besoin d’écouter des histoires.
Mais qu’est-ce qu’une histoire ? Le storytelling nous présente une histoire comme un voyage émotionnel, mais présentant une quête de sens. Cette double notion, l’émotionnel et le rationnel, s’adapte parfaitement à l’esprit start-up : la passion d’un côté, le concept de l’autre. La quête de sens est d’ailleurs renforcée par une vision forte de l’entrepreneur, qui donne du sens à toutes les actions.

C’est cette histoire qu’il faut raconter à tous vos partenaires : vos collaborateurs, vos clients, vos investisseurs.
C’est à la fois l’histoire de l’entrepreneur mais aussi celle de son idée. Un bon storytelling répond à une question simple : le pourquoi ?
D’un bon storytelling, authentique et naturel, vont naitre une philosophie d’entreprise, une culture, une cible de clientèle : raconter une histoire, c’est créer une unité de groupe, où chacun peut se reconnaître, s’identifier, vivre des émotions.

 

Mais attention, il n’y a pas de discours sans écoute.
L’entrepreneur à succès doit jouer la réciproque et savoir écouter : il doit être attentif aux retours, aux critiques, aux points de vue différents.
Un retour négatif n’est jamais une vérité absolue, mais plusieurs retours dans le même sens peuvent faire un début de vérité.
Écouter les autres aide à progresser, soit en améliorant le concept, soit en réfléchissant à de nouveaux arguments pour convaincre.
Il ne faut donc jamais prendre de grande décision sans consulter.
C’est aussi un grand enseignement du storytelling : savoir adapter son histoire pour toucher au mieux le public.

Règle 6 : soyez expérimentateur

Comprendre que l’échec n’est pas l’opposé de la réussite fait partie intégrante du succès. (Anna Huffington)

Derrière tout entrepreneur à succès se cache souvent une âme d’inventeur, de pionnier, d’aventurier. Dans la mesure où une start-up développe un concept nouveau, ce parcours est inconnu : et face à l’inconnu, soit on se fige, soit on avance en testant différentes solutions.

Dans les pays anglo-saxons, la culture de l’échec fait partie de la clef du succès, car ce sont des pays nés d’un esprit pionnier.

« Essayez, échouez, réparez » fait partie du mantra de tout entrepreneur. Il faut se rappeler qu’avoir du succès, c’est trouver une réponse innovante à un problème : il est donc naturel à un moment donné de multiplier les problèmes pour multiplier les solutions, afin de faire émerger la meilleure réponse.

Un exemple récent doit nous frapper : avec la crise sanitaire du Covid19, les réanimateurs de région parisienne ont été confrontés à un vrai problème, en apparence insoluble : ils ont du accueillir jusqu’à 2700 patients ventilés, contre 1200 places disponibles.
De nombreuses innovations ont été tentées, du TGV médicalisé (une première mondiale) à l’imprimante 3D permettant d’adapter des masques Decathlon. Ils ont connu des échecs mais aussi de formidables succès, à tel point que plusieurs innovations vont perdurer.
C’est l’esprit Mac Gyver !

Bien évidemment, accepter l’échec suppose une vraie force de caractère : elle n’est pas donnée à tout le monde. C’est pourquoi aussi accepter l’échec est probablement plus facile en équipe qu’en solo.

Règle 7 : soyez frugal

Voir grand, commencer petit, aller vite. (Issad Rebrab)

Une erreur classique chez tout entrepreneur débutant est de voir trop grand dès le départ, que ce soit en termes de marché, mais surtout de moyens financiers.
Or un endettement important ou un gros investissement mettent rapidement la pression sur un patron, détournant mentalement le startuper de son projet initial : il devient alors obnubilé par la vitesse à laquelle il aura un retour investissement, et la peur de tout perdre peut amener à des erreurs de décision. C’est aussi un élément qui peut refroidir un banquier pour un emprunt, et stopper net toute belle idée.

Il est donc conseillé au départ de ne pas faire de levée de fonds trop importante, pour aller à son rythme, sans pression excessive.
En revanche, si un business angel amène un gros capital, avec un partage des risques, il faut évidemment accepter.

L’idée, à chaque fois, est de ne pas endosser seul un risque et une responsabilité en plus, tous deux souvent inutiles aux débuts : un patron a déjà fort à faire avec le développement de son business stricto-sensu.
Sachant qu’au début, un entrepreneur voulant réussir doit au maximum éviter les dépenses inutiles : tout doit être évidemment pesé et calculé.

Casser les codes mais suivre des règles !

Si la réussite d’un entrepreneur tient à la fois aux produits et aux équipes, l’importance de ces facteurs humains implique évidemment une composante primordiale : l’entrepreneur lui-même !
Quelles sont donc les qualités personnelles à avoir pour créer sa start-up ?

Règle 8 : soyez obstiné

Tout obstacle renforce la détermination. Celui qui s’est fixé un but n’en change pas. (Léonard de Vinci)

La principale qualité favorisant le succès d’une entreprise reste probablement la ténacité et l’obstination de son dirigeant. Les obstacles étant par nature nombreux (industriels, administratifs, technologiques, commerciaux, management…), il ne doit jamais abandonner et continuer à tracer son chemin.
Ce mélange d’ambition et de volonté bannit donc un mot du vocabulaire entrepreneurial : le découragement ! Et en valorise donc un autre, le courage !

Règle 9 : soyez visionnaire

J’ai vu plus loin que les autres parce que je me suis juché sur les épaules de géants. (Isaac Newton)

Il n’y a pas d’entrepreneur à succès sans derrière une vision.
Non seulement, le bon patron arrive à voir plus loin que d’autres, mais il sait surtout répondre à la question du pourquoi : pourquoi son concept est innovant ? pourquoi les clients vont adopter son idée ? pourquoi choisir cette solution ?
Cette cohérence rassure à la fois les équipes en interne, mais aussi les partenaires financiers en externe.

Règle 10 : soyez confiant

N’essayez pas d’être un homme de succès, mais plutôt un homme de valeur. (Albert Einstein)

Un créateur de start-up est très souvent confronté à un vrai défi ontologique : il a l’idée, il a la vision, il a la passion…
Sa start-up, c’est donc son bébé !
Il a donc du mal à partager, à déléguer, à confier les tâches à d’autres.
Il doit pourtant apprendre à partager le travail, ne serait-ce que pour se concentrer sur les tâches essentielles, au risque de se disperser.
Nul n’est totalement irremplaçable !

Apprendre à déléguer, c’est aussi apprendre à manager des équipes humaines, pour confier les tâches aux bonnes personnes, pour rassurer, pour accompagner. A la différence des entreprises anglo-saxonnes, les entrepreneurs français ont souvent du mal à différencier deux notions très différentes : diriger et manager. Le dirigeant s’occupe de l’entreprise, le manager des hommes : certes, il est possible de bien faire les deux, mais cette distinction est importante. Un dirigeant ne doit pas se comporter comme un manager et inversement.

Règle 11 : soyez joueur

Seulement ceux qui prendront le risque d’aller trop loin découvriront jusqu’où on peut aller. (Thomas Stearns Elliot)

Pour réussir comme entrepreneur, il faut accepter de prendre des risques, d’effectuer des paris : il faut être joueur.
Qui ne risque rien n’a rien !
Être joueur, c’est prendre des risques calculés mais accepter si nécessaire, ponctuellement, de se lancer dans le vide.
Paris et échecs sont intimement liés évidemment.
Mais l’inverse est vrai aussi : pas de succès sans prise de risques.
Être joueur, ce n’est pas en revanche être inconscient : l’entrepreneur doit être conscient des risques, mais il doit assumer, il doit faire preuve de courage, il doit faire preuve de responsabilités.
Un businessman succesfull possède alors souvent un vrai instinct, faisant qu’il se trompera moins que les autres !

Règle 12 : soyez souple

La mesure ultime d’un homme n’est pas où il se situe dans les moments de confort mais où il se situe dans les moments de challenge et de controverse. (Martin Luther King, Jr.)

S’il doit être obstiné et tenace, l’entrepreneur à succès doit toutefois être souple et agile : confronté à de nouveaux problèmes, il doit trouver de nouvelles solutions. S’il y a un échec avec une voie sans-issue, il doit accepter de faire demi-tour pour ne pas foncer dans le mur. Et aussitôt il doit préparer une nouvelle route.
Être souple, c’est écouter les remarques des autres, être curieux des dernières nouveautés : un créateur d’entreprise doit être fort comme le chêne mais souple comme le roseau ! Avoir une vision forte suppose aussi par exemple de l’affiner en fonction du marché, de la situation économique, du feed-back client.

En résumé, réussir comme entrepreneur est un savant mélange de qualités humaines, liées au chef d’entreprise, mais aussi d’idées novatrices, liées au produit. Pour devenir une licorne, une start-up doit adopter un positionnement original avec une vraie plus-value : car pour de la réussite dans les affaires, il faut forcément savoir convaincre son enthousiasme à d’autres, qu’ils soient clients ou investisseurs.
C’est la clef de la réussite qui transforme un simple entrepreneur en un véritable entrepreneur à succès.

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